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Blog géopolitique de D. Giacobi

POUR REPONDRE AUX NEGATIONNISTES (5) : COMMENT REPONDRE AU NEGATIONNISME SELON ROBERT FAURISSON : Les arguments de l'historien Georges Wellers

Ž Robert Faurisson : Ces contre vérités ont été reprises par des prétendus intellectuels comme Robert Faurisson, en novembre 1978, il était alors maître de conférence en lettres à l’université de Lyon II qui sur un ton modéré affirmait dans une lettre intitulée« la  Rumeur d’Auschwitz » en niant des dizaines de travaux historiques, qu’aucun texte d’archives ne mentionnait les chambres à gaz et que l’opération de gazage à grande échelle aurait été techniquement impossible. Des tracts reprenant cette thèse ont été distribués aux portes de lycées lyonnais.

 

LA RUMEUR D’AUSCHWITZ:

Selon M.Faurisson, dans une lettre « à publier »  du 1er novembre 1978.  « Hitler n'a jamais ordonné ni admis que quiconque fut tué en raison de  sa race et de sa religion. Je ne cherche à  outrager ni  à réhabiliter personne ».  M. Robert Faurisson a, dans une certaine mesure, réussi. Nul n'Ignore plus, à l'en croire, qu'il n'y a jamais eu de chambres à gaz dans les camps de concentration. Ce qui implique qu'il n'y ait jamais eu de camps d'extermination.

Aussi aberrante que puisse paraître la thèse de M. Faurisson, elle a jeté quelque trouble, dans les jeunes générations notamment, peu disposées à accepter sans inventaire les idées acquises.

 

« Nul ne conteste  l’utilisation de fours crématoires dans certains camps allemands . La fréquence même des épidémies dans toute l'Europe en guerre, exigeait la crémation, par exemple des cadavres de typhiques (voyez les photos).C’est l’existence des « chambres à gaz », véritables abattoirs humains qui est contestée. Depuis 1945, cette contestation va croissant. Les  grands moyens d’information  ne l’ignorent plus.

En 1945, la science historique officielle affirmait  que des " chambres à gaz "  avaient fonctionné, aussi bien dans l'ancien Reich qu'en Autriche, aussi bien en Alsace qu'en Pologne. Quinze ans plus tard, en 1960, elle révisait son jugement : il n'avait "avant tout" (?}, fonctionné des " chambres à gaz " qu'en Pologne. Cette révision déchirante de I960 réduisait à néant mille « témoignages », mille « preuves » de prétendus gazages à Oranienbourg, Buchenwald, à Bergen-Belsen, à Dachau, à Ravensbrück, à Mauthausen. Devant les appareils judiciaires anglais ou français, les responsables de Ravensbrück (Suren, Schwartzhuber, DrTreite) avaient avoué l'existence d’une " chambres à gaz " dont ils avaient même décrit, de façon vague, le fonctionnement. Scénario comparable pour  Ziereis à Mauthausen ou pour Kramer au Struthof. Après la mort des coupables, on découvrait que ces gazages n'avaient jamais existé. Fragilité des témoignages et des aveux !

Les " chambres à gaz " de Pologne — on finira bien par l'admettre — n'ont pas eu plus de réalité.   ƒ C'est aux appareils judiciaires polonais et soviétique que nous devons l'essentiel de notre information sur elles (voyez  par exemple, l'ébouriffante confession de R. Höss : " Commandant à Auschwitz " ).

Le visiteur actuel d'Auschwitz ou de Majdanek découvre, en fait de " chambres à gaz " des locaux où tout gazage aurait abouti à une catastrophe pour les gazeurs et leur entourage. Une exécution collective par le gaz, à supposer qu'elle soit praticable, ne pourrait s'identifier qu’à un gazage suicidaire ou accidentel. Pour gazer un seul prisonnier à la fois, pieds et poings liés, les Américains emploient un gaz sophistiqué, et cela dans un espace réduit, d'où le gaz après usage, est aspiré pour être ensuite neutralisé. Aussi, „ comment pouvait-on, par exemple à Auschwitz faire tenir deux mille (et même trois mille) hommes dans un espace de 210 m² (!), puis déverser (!) sur eux des granulés du banal et violent insecticide appelé Zyklon-B ;enfin, tout de suite après la mort des victimes, envoyer sans masques à gaz, dans un local saturé d’acide cyanhydrique, une équipe chargée d'en extraire les cadavres pénétrés de cyanure ?  Je défie quiconque de m'apporter le moindre commencement de preuve de l'existence d'une chambre à gaz. Des documents trop peu connus montrent d'ailleurs :

  Que ce local que les Allemands auraient fait sauter avant leur départ, n'était qu'une morgue typique (Leichenkeller) enterrée (pour la protéger de la chaleur) et pourvue d'une seule petite porte d'entrée et de sortie ;

‚  Que le Zyklon-B ne pouvait pas s'évacuer ‚ par une ventilation accélérée et que son évaporation exigeait au moins vingt et une heures. Tandis que sur les crématoires d'Auschwitz on possède des milliers de documents, y compris les factures, au pfennig près, on ne possède sur les " chambres à gaz " qui, paraît-il, flanquaient ces crématoires, ni un ordre de construction, ni une étude, ni une commande, ni un plan, ni une facture, ni une photo. Lors de cent procès (Jérusalem, Francfort, etc.}, ‚ rien n'a pu être produit.

 «J’étais à Auschwitz. Il ne s'y trouvait pas de " chambres à gaz "». A peine écoute-t-on les témoins à décharge qui osent prononcer cette phrase. On les poursuit en justice. Encore en 1978, quiconque en Allemagne  porte témoignage en faveur de Ties Christophersen, auteur du «Mensonge d'Auschwitz » risque une condamnation pour « outrage à la mémoire des morts ».

Après la guerre, la Croix-Rouge internationale qui avait fait son enquête sur " la rumeur d'Auschwitz " ; le Vatican (qui était si bien renseigné sur la Pologne), les nazis, les collabos, tous déclaraient avec bien d’autres : « Les "chambres à gaz ", nous ne savons pas ». Mais comment peut-on savoir les choses quand elles n'ont pas existé ?

Le nazisme est mort, et bien mort avec son Führer. Reste aujourd'hui la vérité. Osons la proclamer. L’inexistence des chambres à gaz est une bonne nouvelle pour la pauvre humanité. Une bonne nouvelle qu’on aurait tort de tenir plus longtemps cachée. »

ROBERT FAURISSON, alors maître de conférence à l’Université de Lyon-2). © Le Monde Novembre 1978

 

Alors que le doute est ainsi créé sur un ton modéré qui paraît ainsi plus crédible et qui peut semer le doute chez des gens mal informés ou prêts par leurs positions anti-israéliennes à accréditer tout ce qui peut affaiblir l’Etat d’Israël en lutte avec le mouvement palestinien, il est important de reprendre point par point les faux arguments de R. Faurisson. J’utiliserai pour cela un article de l’historien Georges Wellers paru dans Le Monde en 1978, les réponses à R. Faurisson apparaissent par les chiffres en bleu :


Abondance de preuves pour rejeter les thèses de Faurisson   par  GEORGES WELLERS :
 

M. Faurisson lance un défi : « Je défie quiconque de m'apporter le moindre commencement de preuve de l'existence d'une chambre à gaz » dans les camps de concentration nazis.

Il faut savoir que les chambres à gaz dans les camps où étaient exterminés les juifs et les Tziganes (Auschwitz, Belzec, Maïdanek. Sobibor, Treblinka) ont été détruites par les Allemands avant !a fin de la guerre, à la seule exception de Maïdanek.

Cela dit. II ne s'agit pas du tout du « moindre commencement de preuve », mais d'une abondance de preuves  qui sont de trois sortes :

a) archives allemandes ; b) témoignages des anciens SS ; c) témoignages des anciens détenus.

Par exemple, dans le cas d'Auschwitz, dans la correspondance entre les  industriels-constructeurs  de quatre chambres à gaz perfectionnées à Auschwitz II (Birkenau), destinées à remplacer celles « artisanales », aménagées au printemps de 1942 (« bunkers », dans le jargon du  camp), ‚ II  est question  de « l'installation d'une chambre à gaz » (« ...Bestellung einer Begasungskammer ») ou du « façonnage des chambres à l’acide cyanhydrique » (« ...die Bearbeltung des Blausäurekammern »), etc. Ainsi, il est grotesque de prétendre qu'il n'y avait pas da chambres à gaz à Auschwitz, comme le fait le « témoin », Thies Christophersen cité, bien entendu, par M. Faurisson et qui est allé les chercher, en 1944, à Auschwitz 1, à Raïsko, à Bielitz, où elles ne se trouvaient pas. Quant à Birkenau (Auschwitz II), où elles se trouvaient derrière des clôtures interdite à tout étranger, il y est allé une fois pour prendre en charge cent détenues affectées à Raïsko, et il n'a rien vu. Tout cela donne la mesure de son « témoignage » fait en 1973 l

Toute la question est de savoir si ces chambres servaient pour les « poux », comme le dit Darquier, et comme semble le penser M. Faurisson, qui note que le Zyklon-B est un violent insecticide (souligné par lui), ou pour les êtres humains. En ce qui concerne les poux, il n'existe aucune indication positive. En revanche, en ce qui concerne les êtres humains, les preuves abondent.

Voici, par exemple, ce que l'on lit dans le journal du médecin SS, le professeur Kremer, découvert le 12 août 1945 à son domicile, et se rapportant à la période où ce dernier s'est trouvé à Auschwitz et où il a participé à là sélection pour les chambres à gaz (Sonderaktion) :

« 2-9-1942 : Ce matin, à 3 heures, j'ai assisté pour la première fois à une Sondeaktion. Comparé à cela, l'enfer de Dante paraît une comédie. Ça n'est pas sans raison qu'Auschwitz  est appelé camp d'extermination.. »  « 12-10-1942 : J'ai... assisté à une Sonderaktion dans la nuit (mille six cents personnes de Hollande). Scènes terrifiantes devant le dernier bunker. »

« 18-10-1942 : J'étais présent à la onzième Sonderaktion sur les Hollandais par un temps froid et

humide. Scènes atroces, avec trois femmes qui suppliaient qu'on leur laissa la vie. "

S'agit-il des poux ou des êtres humains ?

Par comparaison, le même Kremer note : « 1-9-42 :... J'ai assisté l'après-midi à la désinfection d'un bloc avec ZykIon-B,   afin de   détruire   les poux. » Ici iI n'est question ni de Sonderaktion ", ni de l'enfer de Dante, ni des scènes terrifiantes ou atroces, ni d'extermination...

Le 29 janvier 1943, dans !a lettre envoyée par le chef des constructions d'Auschwitz au chef de l'administration centrale de la SS à Berlin sur ‚ l'état d'achèvement de construction (Bauzustand) du Krematorium II à Birkenau, il est question d'un four crématoire, d'un local pour les cadavres (Leichenkeller) et d'un local pour le gazage (Vergasungskeller). Pour des poux tout cela ?

En juillet 1945 et en mars et avril 1946,  deux importants SS d'Auschwitz (Pery Broad, responsable de la Politische Abteilung et Rudolf  Hoess, commandant d'Auschwitz), ont donné, devant les autorités britanniques, puis (le second) devant le Tribunal international et ƒ bien avant, les « appareils judiciaires polonais et soviétiques »,l'un ignorant l'autre, une description détaillée des chambres à gaz et de leur fonctionnement à Birkenau. Par la suite, au cours de différents procès des SS d'Auschwitz devant les tribunaux allemands, huit membres de la SS Interrogés comme témoins, ont reconnu avoir vu de leurs yeux les chambres à gaz de Birkenau en fonctionnement Aucun parmi quelques dizaines d'accusés n'a nié leur existence, mais seulement sa participation personnelle à leur usage.

 ƒ Cinq évadés d'Auschwitz en 1943 et en 1944, parmi lesquels un officier polonais non Juif, ont donné la description des chambres à gaz de Birkenau et leurs rapports ont été publiés par les soins de l'Executive Office of War Refugees Board du président des Etats-Unis en novembre 1944, en pleine guerre, en précisant que « l'Office a toutes les raisons de croire que ces rapports offrent une peinture exacte des faits horribles qui se passent dans ces camps ».

  D'autre part, quatre manuscrits ont été trouvés au cours des fouilles effectuées sur le territoire de Birkenau, où, avant de mourir, leurs auteurs, tous membres des Sonderkommandos affectés au nettoyage des chambres à gaz et à l'évacuation des cadavres vers les crématoires, les ont enterrés à différentes époques. Toutes ces missives d'outre-tombe parlent des chambres à gaz et de leur fonctionnement. Après la fin de la guerre, quatorze rares survivants parmi les membres des Sonderkommandos de Birkenau ont, de leur côté, donné des descriptions identiques de ces chambres. Il reste à ajouter que la menace de finir ses jours dans une chambre à gaz de Birkenau appartenait à l'arsenal disciplinaire du camp et de ses kommandos de travail,  et était inculquée à chaque détenu.

Toutes ces descriptions sont parfaitement concordantes quant à l'emplacement topographique de ces chambres à gaz à Birkenau, à leur nombre, à l'époque de leur entrée « en service », à leur fonctionnement au gaz « ZykIon-B » et, bien entendu, à leur usage pour tuer les êtres humains.

N'empêche que sur le ton d'un spécialiste chevronné de l'assassinat de milliers d'êtres humains dans des chambres à gaz, M. Faurisson nous explique que leur utilisation « aurait abouti à une catastrophe pour les gazeurs et leur entourage» envoyés « sans masques à gaz » « tout de suite (souligné par lui) après la mort des victimes... dans ce local saturé d'acide cyanhydrique... » Car, dit-il, «  ...le ZykIon-B ne pouvait pas s'évacuer par une ventilation accélérée.. ».

Tout cela n'est qu'un prétentieux bavardage d'un spécialiste de la critique des textes littéraires qui se prend pour un expert en meurtres collectifs. D'autres spécialistes, infiniment mieux placés, étaient d'une toute autre opinion. Par exemple, la lettre du 29 janvier 1943 citée plus haut, dit : « L'entreprise Topf und Söhne n'a pas pu livrer à temps le dispositif d'aération et de désaération (« die  Be-und  Entlüftungsanlage ») commandé par la direction centrale des constructions, en raison de l'indisponibilité en wagons. „ Après l'arrivée du dispositif d'aération et de désaération, l'incorporation de celui-ci sera aussitôt commencée, de sorte qu'on peut prévoir que le 20 février 1943 il sera complètement en service. » De leur côté, Pery Broad, Hoess et d'autres disent tous que l'évacuation des cadavres se faisait après « le dégazage à l'aide des ventilateurs » (Broad), « une demi-heure après [le gazage] (G.W.) le ventilateur électrique était mis en marche et les corps étaient hissés jusqu'au four par un monte-charge » (Hoess, devant les Britanniques) etc.

Je ne sais pas si M. Faurisson est  antisémite   et   partisan   du nazisme. Il affirme ne pas l'être. Mais, ce que je sais, c'est que s’il l'était, il ne pouvait rien faire de plus, ni de mieux que ce qu'il fait pour calomnier et injurier les Juifs en les traitant d'imposteurs et pour innocenter le nazisme dans ce que ce dernier avait de plus abominable et de plus révoltant.                

 Mon propos ne s'adresse aucunement aux fanatiques, car iI n'existe aucun espoir de les persuader de quoi que ce soit. Il s'adresse aux hommes et aux femmes de bonne foi ignorant !es faits et qui risquent pour cette raison de prêter l'oreille aux affirmations fallacieuses des apologistes du nazisme.

 

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Bets Book 08/12/2016 05:32

Ce sera mon dernier message sur ce blog. D'autres tâches m'appellent. Je remercie M. Giacobi de tenir ce blog et de permettre à tout le monde de s'exprimer. Monsieur, je tiens à vous exprimer toute mon admiration. Votre patience et votre tolérance vous honorent.

Bets Book 18/11/2016 22:56

Les négationnistes passe leur temps à parler de quelque chose qui n'existe pas. Pour eux, tout du moins. Une bonne méthode pour leur clouer le bec est de leur demander : 'Ça vous arrive souvent de parler de quelque chose qui n'existe pas, ou c'est occasionnel ?' Leur rapport aux juifs est trouble. Ils leurs vouent une haine farouche, mais la Shoah remplit leur vie. Bref, des gens compliqués et haineux. A fuir. A noter que l'époque est aux négationnismes de toute sorte : le site qui affirme que les attentats du 11 septembre ont été organisés par les américains a un succès fou.

Hgsavinagiac 18/11/2016 23:22

Oui tout à fait d'accord avec vous.
Hitler avait sa propre définition d'une propagande efficace dont il fit part dans son livre, écrit en 1925 lors de son passage en prison, Mein Kampf (Mon combat) :
"La propagande ne doit s'adresser qu'à la masse ! Car toute propagande doit être populaire, elle doit ajuster son niveau intellectuel en fonction de la capacité d'absoprtion des plus bornés de ceux qu'elle veut toucher. Aussi, plus grande sera la masse des gens à atteindre, plus bas devra être son niveau intelectuel. Les masses ont une capacité d'absorption très limitée, elles comprennent peu et oublient beaucoup. Il résulte de tout cela qu'une propagande efficace devra se limiter à un très petit nombre de points et les exploiter sous forme de slogans jusqu'à ce que tout le monde, juqu'au dernier, réussise à voir derrière le mot ce que l'on veut lui faire comprendre"

Adrien 22/09/2016 13:44

Quasiment que des témoignages, savez vous à quel point il est possible de modifier un souvenir, ou même à quel point il est facile d'en créer un de toute pièce ? Ayant fait mes études en chimie, le gaz zyklon B est extrêmement dangereux, à des doses mortelles à partir de 30ppm, étant explosif, extrêmement volatile, inflammable et tant d'autres caractéristiques à faire pâlir ceux qui prétendent avoir vu ces chambres fonctionner car ils seraient aussi morts puisque comme je l'ai dit il s'agit d'un gaz très volatile, et même après rinçage abondant, un corps qui a été exposé à ce gaz reste contaminé.
"Comment peut-on imaginer en 1945 une telle mise en scène alors qu'Israël n'existe pas encore" Bah peut être que cette histoire de génocide inhumain à coup de chambres à gaz était destiné à recouvrir la "Terre Sainte"
"...comme le montre l'organisation des camps traités comme de véritables villes - il y avait même une prison .." à quoi aurait elle pu servir puisqu'ils avaient juste à emmener l'interessé se faire gazer au lieu de le nourir, de le loger encore plus longtemps, plus ça va et plus vos arguments se contre disent c'est fou quand même de voir à quel point ce point d'histoire rend votre vision des choses borgne..
Pour moi tous ces morts sont dus aux maladies, aux conditions de détention, aux diverses maltraitances infligées à ceux ci, je ne crache pas sur les morts, loin de moi cette idée, mais je reste extrêmement distant quant à l'idée que ces chambres aient pu exister de mon point de vue de chimiste en tout cas.

Hgsavinagiac 22/09/2016 13:54

Si l'on nie la notion de témoignages surtout lorsqu'ils se recoupent, il n'y a plus d'histoire possible. En ce moment je vous écris, c'est un fait indéniable, mais dans une heure vous pourrez dire : "il ne m'a pas répondu ... c'est moi qui ait rédigé sa réponse." Et vous trouverez des voix pour dire : c'est vrai! Sans garde-fous la science historique devient impossible et c'est le doute absolu: Rien n'est assuré! Comment expliquez-vous que des Nazis ont même corroboré les descriptions des déportés, ce qu'ils niaient c'était leur implication directe.

jerem 19/07/2016 21:21

Enfin des contre arguments à R. Faurisson. Cela dit, même si, et je le regrette, il contribue à conforter dans leurs idées les néo nazi (et autres allumés du cigare), et même s'il se trompe (et il en a le droit) ou pas, c'est le principe de la recherche historique que de proposer des alternatives à l'Histoire telle qu'elle est écrite par les vainqueurs.

La violence qui s'est abattu sur Faurisson lorsqu'il a remis en cause les évènements a été énorme. D'ou probablement la persistance d'ailleurs. Se disant certaines qu'il y avait quelques perles à sortir devant une telle levée de bouclier, d'une part, et d'autre part, le non respect du statut de chercheur (même mauvais), du droit de penser, et d'exprimer un désaccord.
Car c'est bien le seul événement dans l'Histoire à ne pas avoir droit à relecture par les historiens, d' où malheureusement, en encore plus aujourd'hui avec internet, les doutes de certains sur la véracité de ce qui est sorti de Nuremberg.
On est tous attiré et curieux de l'interdit. S.Veil elle-même disait que la loi Fabuis Gayssot était une erreur. Il n'y a pas plus louche qu'une loi qui interdit de chercher.

Hgsavinagiac 20/07/2016 07:31

D'accord avec vous mais à condition que la recherche soit fondée sur une vraie déontologie et sur une recherche sincère qui ne nie pas des certitudes sinon c'est "la théorie du complot". En ce moment je vous écris, c'est un fait indéniable, mais dans une heure vous pourrez dire : "il ne m'a pas répondu ... c'est moi qui ait rédigé sa réponse." Et vous trouverez des voix pour dire : c'est vrai! Sans garde-fous la science historique devient impossible et c'est le doute absolu: Rien n'est assuré!

Maximilien 19/04/2016 15:54

Les preuves sont très très faibles et c'est pour cela qu'il y a contestations grandissantes

Hgsavinagiac 05/07/2016 07:01

Parce que tuer par balles prend plus de temps et que pour les bourreaux les exécutions à la chaîne jour après jour deviennent très vite impossibles à gérer psychologiquement, même pour les plus ignobles. Les chambres à gaz sont une mort aseptisée (le "souci de l'ordre" jusque dans le massacre est le propre de la mentalité SS comme le montre l'organisation des camps traités comme de véritables villes - il y avait même une prison -) et gérée de loin par les SS du camp qui chargent des déportés de les vider (les "sonderkommandos" dont nous avons quelques témoignages concordants obtenus par les services de renseignements soviétiques et anglo-américains qui n'étaient pourtant pas en contact.)

Genux 05/07/2016 05:38

Pourquoi s’embêter à faire des chambres quand on peut tuer avec des balles ? Cela me semble bizarre car bien compliqué à mettre en place pour un résultat similaire.

Hgsavinagiac 19/04/2016 17:42

Alors, c'est que vous avez mal lu les articles. Comment peut-on imaginer en 1945 une telle mise en scène alors qu'Israël n'existe pas encore et que les effets spéciaux au cinéma n'ont rien à voir avec les autres. Relisez avec attention l'article de Georges Wellers.