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Blog géopolitique de D. Giacobi

GEOPOLITIQUE ET CHOC DES MEMOIRES : Les monuments soviétiques à « la décharge de l’histoire » (Viktor Iouchtchenko)

Les monuments communistes disparaissent des rues de Kiev, de Budapest et de Varsovie. L’Europe Treptower Park Berlinde l’Est liquide ses vestiges soviétiques malgré la colère de Moscou. L’Europe de l’Est socialiste était parsemée de monuments à la gloire des libérateurs soviétiques. Depuis 2000 ces statues ont commencé à disparaître… pour se retrouver dans les vitrines de musées du communisme. La Russie a violemment réagi à ce mouvement, accusant gouvernements et citoyens des anciens satellites de Moscou de céder à l’ultranationalisme de droite.

 

Près du centre historique de Tallin, capitale de la République d’Estonie aujourd'hui membre de l’UE était érigée jusqu’en 2007 une statue de bronze à la gloire des soldats morts pendant la 2nde guerre mondiale. Il en existe beaucoup d’autres en ex-Europe de l’Est comme en Bulgarie (a) ou à Berlin-Est au Mémorial de la 2nde Guerre mondiale (b&c) ou à Mourmansk en Russie  (d, les personnes en bas donnent une idée de la taille) en Russie; statues aux allures de « remake »   de statue chrétienne du « Christ bon berger ».

 

 

 

 aa Satue Bulgarie 

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I- EN ESTONIE :

 

En Estonie, le Parlement a voté une loi qui punit de 3 300 euros d’amende ou d’une peine de prisonbb monument 1999 pouvant aller jusqu’à trois ans ceux qui propagent des symboles communistes et nazis. A Tallinn c’est un soldat debout en tenue de combat, recueilli, le casque à la main. Sous le monument et devant avaient été inhumés une douzaine de soldats soviétiques (voir plan de 1945). En 2007, les autorités ont décidé de déplacer le soldat de bronze du centre de la capitale, Tallinn, vers un cimetière militaire.

 

Voir :

http://hgsavinagiac.over-blog.com/article-geopolitique-memoire-et-histoire-le-choc-des-memoires-polemique-autour-du-monument-des-liberateurs-de-tallinn-en-estonie-2006-2007-51279906.html

  &

http://hgsavinagiac.over-blog.com/article-geopolitique-memoire-et-histoire-le-choc-des-memoires-polemique-autour-du-monument-des-liberateurs-de-tallinn-en-estonie-2006-2007-51280916.html

 

II- EN LITUANIE :

 

LITUANIE-Parc-Gruto-AEn Lituanie, en 1945 de la dépouille du général soviétique Ivan Tcherniakhovski fut enterrée sur la place centrale de Vilnius. Après la chute de l’URSS en 1991, les restes du général ont été déplacés à Moscou. En 2008, le Parlement a interdit à son tour les symboles et les hymnes soviétique et nazi pendant les manifestations. Un homme d’affaires prospère a investi 1 million de dollars dans le projet du parc Gruto, construit sur un marais de 50 hectares pour accueillir les vestiges soviétiques.

 

III- EN HONGRIE :

 

En Hongrie, les symboles communistes furent proscrits dès 1989. Les statues des soldats soviétiques ont été démontées immédiatement et rassemblées dans un musée en plein air – le Statue Park- . Dans le centre de Budapest, un l’obélisque qui louait le courage du soldat qui libéra la capitale s’est retrouvé dans un parking souterrain. Moscou avait donné son autorisation tout en considérant qu’il était “prioritaire” qu’il refasse son apparition sur la place de la Liberté … Même si l’Union mondiale des Hongrois a recueilli plus de 200 000 signatures pour sa destruction, le gouvernement socialiste n’a pas voulu gâcher le dialogue avec Moscou. En 2005, le leader communiste Attila Vajnai a eu une peine de prison pour avoir porté l’étoile rouge lors d’un mouvement de protestation.

 

IV- EN POLOGNE :

 

En 2007, le Parlement polonais a débattu d’un projet de loi permettant aux autorités locales de démanteler les symboles faisant l’éloge des régimes totalitaires. Moscou a réagi de façon violente, accusant Varsovie de “révisionnisme concernant les conséquences de la Seconde Guerre mondiale”. Pour calmer le jeu, les députés ont révisé le projet. Pourtant, à la fin de 2009, le Code pénal a été modifié : un article interdit désormais “la fabrication, la distribution, la vente ou la possession de matériels qui représentent des symboles fascistes et communistes”. Les contrevenants risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

 

V- EN ROUMANIE :

 

La statue du soldat soviétique a été fondue pour réaliser un monument à la gloire de Michel le Brave, qui avait défié l’empire ottoman au XVIIe siècle. La disparition du monument a été remarquée par un fonctionnaire de l’ambassade de Russie à Bucarest venu déposer des fleurs… L’ambassade a envoyé une note de protestation à la présidence. A Bucarest, la statue de Lénine a été démolie en 1990 par des milliers de révolutionnaires en colère.

 

VI- EN UKRAINE :

 

En Ukraine, en 2006, la Rada (Parlement) a débattu d’une loi qui proposait la destruction des monuments à la gloire des ordonnateurs de l’Holodomor (extermination par la faim), dont Lénine. Il a été aussi question de retirer les étoiles soviétiques figurant sur certains monuments et de rebaptiser des rues. Le projet n’apas été retenu. Pourtant, à la fin de son mandat présidentiel, Viktor Iouchtchenko a inauguré un musée à la mémoire des victimes de la police secrète soviétique, le NKVD. Il a appelé à ce que tous les monuments soviétiques soient jetés “à la décharge de l’Histoire”.

 

VII- EN MOLDAVIE & PIDNESTROVIE (ex-TRANSNISTRIE) :

 

TiraspolLa Pridnestrovie (ex-Transnistrie), située entre la Moldavie et l’Ukraine, l’Union soviétique existe encore. Pays indépendant mais non reconnu, après sa sécession de la Moldavie,  il s’étend sur un territoire de 4 000 kilomètres carrés. Dans les rues de la capitale, Tiraspol, (http://www.voltairenet.org/article149849.html ) les symboles soviétiques restent intacts : les statues de Lénine, la faucille et le marteau sont à l’honneur. Les véhicules des forces armées soviétiques sont coulés dans le bronze mais aussi présents dans les rues : les voitures blindées de la force russe de maintien de la paix déployée à la frontière moldave au moment de l’indépendance sont toujours en exercice. Le Parlement de ce pays, qui s’est séparé de la Moldavie quand celle-ci est devenue indépendante de l’Union soviétique, en 1991, s’appelle encore aujourd’hui le Soviet suprême.

En jaune, la Pridnestrovie, en brun le système de gazoducs russe.

Les Transnistriens, qui ont voté en décembre 2006 à 97 % pour une indépendance garantie par la Russie lors d’un référendum incontesté.  Tout au plus 1 200 soldats russes qui sont actuellement stationnés à Tiraspol.

 

Char Tiraspol

 Tiraspol Gal-Surovov 18e S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIII- EN GEORGIE :

 

Voir :

http://hgsavinagiac.over-blog.com/article-geopolitique-memoire-et-histoire-le-choc-des-memoires-51281191.html

  Ria Novosti capture a

 

 

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