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Blog géopolitique de D. Giacobi

MALI : TOMBOUCTOU: DESTRUCTION DES MAUSOLEES HISTORIQUES; ART ET POLITIQUE : LE VANDALISME A L’ŒUVRE

Bâmiyân ….Tombouctou, c’est la même rage de faire table rase du passé qui est à l’œuvre de la part des extrémistes intégristes musulmans. Récit d’une destruction ….

 

1- Tombouctou, ville chargée d’histoire, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO

 

Tombouctou[1], ville du Mali, avec 54 000 habitants, à la lisière du Sahara à un millier de km au nord de Bamako, estCarte Mali surnommée "la cité des 333 saints" ou  "la perle du désert",   elle fut  inscrite en 1988 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO[2] - qui comporte en 2012 962 biens dont 745 biens culturels - , en tant que capitale intellectuelle et spirituelle et centre de propagation de l'islam en Afrique aux 15è et 16è siècles. Ses trois grandes mosquées (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia) restaurées par l'imam Al-Aqib au XVIe siècle, témoignent de l'âge d'or de cette capitale intellectuelle et spirituelle qui a été fondée vers la fin du 12ème siècle par un groupe de Touaregs Imakcharen qui, ayant voyagé sur 250 km au sud de leur base, établirent un camp temporaire gardé par une vieille femme, Bouctou. Peu à peu, Tim-Bouctou (le lieu de Bouctou) devint un petit village sédentaire à la croisée de plusieurs routes commerciales.

Tombouctou © UnescoCette cité marchande prospère des caravanes, tôt convertie à l'islam, atteint son apogée sous la dynastie Askia (1493-1591) et devint un grand centre de culture coranique - avec l'université de Sankoré – fréquenté par quelque 25 000 élèves. Des dizaines de milliers de manuscrits -certains de l'ère pré-islamique – qui parlent d'islam, d'histoire, d'astronomie, de musique, de botanique, de généalogie ou d'anatomie... témoignent de cette splendeur passée. Savants et architectes venus de diverses régions d’Afrique et de pays lointains y côtoyaient sages et marabouts.

La mosquée de Djingareyber construite par le sultan Kankan Moussa après un pèlerinage à La Mecque, en 1325 fut agrandie entre 1570 et 1583 par l'imam Al-Aqib. Son minaret qui domine la ville est le principal point de repère du paysage urbain actuel. La mosquée de Sankoré, construite aussi au cours de lWorld Heritage Emblem © Wikipediaa période mandingue, fut restaurée par le même imam entre 1578 et 1582 sur les mesures de la Kaaba à La Mecque. La mosquée de Sidi Yahia construite vers 1400 par le marabout Cheikh El-Moktar Hamalla et qui a été restaurée en 1557-78 par le même imam.

Outre les mosquées, le site classé compte 16 cimetières et des mausolées qui étaient des éléments clés du système religieux car selon la croyance populaire, ils étaient comme le rempart spirituel qui protégeait la ville de tous les dangers. Le mausolée le plus ancien est celui de Cheikh Abul Kassim Attouaty, qui mourut en 1529 et fut enterré à l'ouest de la ville, avec 50 oulémas et saints hommes originaires de Touat. Les deux autres mausolées importants sont ceux du savant Sidi Mahmoudou, qui mourut en 1577 et celui de l'imam Al-Aqib, le restaurateur des mosquées, qui mourut en 1583.

 

2- Un patrimoine aujourd’hui en partie détruit et menacé

 

Dès avril 2012 à la suite des événements au Nord Mali, la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova exprimait saIrina Bokova jn 2012 © UNESCO Eric Esquivel préoccupation quant aux conséquences possibles du conflit armé sur les biens culturels du Patrimoine mondial à Tombouctou et à Gao et appelait l’ensemble des belligérants à assurer leur protection. Le directeur de l'Institut fondamental d'Afrique noire (Ifan) à Dakar, Hamady Bocoum, avait aussi évoqué des "risques sérieux" pour les manuscrits, objets de "tous les trafics", et les risques "de destructions" de monuments.

Irina Bokova réitéra son appel à la suite de la profanation du mausolée Sidi Mahmoudou le 4 mai 2012, par le groupe islamiste Ansar Dine : la porte d’entrée du mausolée et son rideau de protection ont été brûlés et les populations de Tombouctou qui s’y rendent tous les vendredis pour la procession ont été empêchées d’y accéder. Mme Bokova déclarait alors : « Cette profanation marque une aggravation très préoccupante des attaques sur le patrimoine malien déjà fortement menacé au cours des dernières semaines. J’en appelle à toutes les parties impliquées pour qu’elles assurent sans délai la protection de ce bien du patrimoine mondial, essentiel à la préservation de la riche culture malienne, et relevant du patrimoine indivisible de l’humanité. Ce Patrimoine culturel est notre bien commun, et rien ne saurait justifier qu’on y porte atteinte» .

 

On avait le sentiment que le morceau interprété par les instances internationales en février et mars 2001 par Kofi Annan alors Secrétaire général de l’ONU et Koïchiro Matsuura alors Directeur général de l’UNESCO, était à nouveau rejoué mais  dans une adaptation africaine. Et la chute fut la même….

http://hgsavinagiac.over-blog.com/article-memoires-rivales-et-choc-des-civilisations-chronique-de-la-destruction-des-bouddhas-de-bamiyan-en-afghanistan-par-les-talibans-50911957.html


La Directrice générale Irina Bokova a lancé vainement plusieurs appels à la protection et à la vigilance. Le 28 juin le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO présidé par Eleonora Mitrofanova  (Fédération de Russie) avait décidé d’inscrire Tombouctou sur la Liste du patrimoine mondial en péril[3].

 

Pourtant le groupe Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam), un des groupes islamistes maîtres à Tombouctou, a détruit Tombouctou destr jt 2012 © AFP-TVentre le 30 juin et le 2 juillet 2012 sept des seize mausolées de saints musulmans vénérés et une porte inviolable d'une de la mosquée de Sidi Yahia. Elle n'avait pas été ouverte depuis 600 ans car, selon des croyances locales, son ouverture éventuelle porterait malheur. Les islamistes du mouvement Ansar Dine sont venus avec des pioches et ils ont cassé la porte pour montrer que sa destruction n’apportait pas les malheurs promis et que seul Allah décide du sort de l’homme. Parmi les civils qui regardaient la scène, certains pleuraient, rapporte un témoin.  " Une équipe d'une trentaine de combattants d'Ansar Dine se sont dirigés vers le mausolée de Sidi Mahmoud" qu'ils ont encerclé", a expliqué un des témoins. "Certains avaient des armes. Ils n'ont pas tiré. Alors, ils ont commencé par crier: « Allah akbar!, Allah akbar »(Dieu est grand! Dieu est grand!) et avec des pioches et des houes, ils ont cTombouctou destr jt 2012 © AFP-TVommencé par casser le mausolée" a ajouté cet homme sous couvert d'anonymat. Un autre témoin a affirmé avoir vu des islamistes armés de pioches, houes et burins, détruire trois mausolées à Tombouctou en quelques heures seulement: celui de Sidi Mahmoud (nord de la ville), Sidi Moctar (nord-est) et Alpha Moya (est). Selon lui, les islamistes étaient déterminés, ils "cassaient sans peur les mausolées", construits en terre sèche et de couleur ocre, symboles d'une architecture unique qui fascinaient les visiteurs. "Ansar Dine va détruire aujourd'hui tous les mausolées de la ville. Tous les mausolées sans exception", a déclaré à travers un interprète Sanda Ould Boumama, porte-parole d'Ansar Dine à Tombouctou joint par l'AFP depuis Bamako. Les destructions de mausolées sont une réponse à la décision prise par l'Unesco, a déclaré le porte-parole d'Ansar Dine interrogé par l'AFP. "Dieu, il est unique. Tout ça, c'est « haram » (interdit en islam). Nous, nous sommes musulmans. L'Unesco, c'est quoi?", a-t-il dit, ajoutant que Ansar Dine réagissait "au nom de Dieu".

 En inscrivant le 28 juin la ville de Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril, l'Unesco ne pensait pas déclencher une telle vague de violence.

 Tombouctou destr jt 2012 b © AFP-TV

Ces actes ont suscité comme en mars 2001 une vague de condamnations au Mali et partout dans le monde. Irina Bokova dès le 30 juin déclarait : « Rien ne peut justifier de telles destructions  et j'appelle toutes les parties impliquées dans le conflit à mettre un terme à ces actes terribles et irréversibles, à exercer leurs responsabilités et à protéger cet inestimable patrimoine culturel pour les futures générations ». Eleonora Mitrofanova  avait décrit la destruction des trois tombes comme « une nouvelle tragique pour nous et encore plus pour les habitants de Tombouctou, qui en ont pris soin et les ont  préservées pendant des siècles ». Ces destructions ont été condamnées par l'OCI (Organisation de coopération islamique) qui compte 57 membres, de nombreux pays d'Afrique et d'Europe. Selon Mme Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI), la destruction de biens religieux à Tombouctou pourrait être considérée comme un crime de guerre : « Mon message à ceux qui sont impliqués dans cet acte criminel est clair : arrêtez la destruction de biens religieux maintenant. C'est un crime de guerre pour lequel mes services sont pleinement autorisés à enquêter ». L'émoi suscité fit envisager une décision onusienne de soutien à une opération militaire lancée au Mali par des puissances régionales comme le Nigeria avec soutien français et surtout américain, dont des avions de reconnaissance et des drones opèrent au Sahel dans le cadre des opérations de lutte antiterroriste. Le secrétaire général de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a appelé à l'arrêt immédiat des destructions par "des éléments extrémistes qui occupent la ville".

 

L’AFP rapportait comment dès le 5 juillet près d'un millier de personnes étaient rassemblées à Bamako à l'appel du120704 Manif Bamako © AFP, Habibou Kouyate Groupement des leaders musulmans du Mali, qui réunit plusieurs associations musulmanes du pays, pour protester contre la destruction de sites religieux dans le nord du Mali autour du slogan : "Non à l'islam importé, oui à l'islam de nos grands parents". Le président du Haut conseil islamique du Mali. "Tous les leaders (religieux) se sont donné la main pour protester contre la profanation de mausolées de Tombouctou. Les auteurs de ces actes ne sont même pas des musulmans", déclara à l'AFP Jules Sambou Cissoko, président de "To'isatoul qadriya et soufi", une des associations présentes. "Ceux qui ont fait ça n'ont aucune notion de l'islam. Tombouctou (...) a été fondée sur un islam pur, respectueux des hommes, de tous les hommes", a indiqué Cheik Alpha Dahar Kounta, chef de la "Qadriya zawi al kounti", autre association musulmane. Pour Mohamed Macki Ba, président de l'Union des jeunes musulmans du Mali, "il n'y a plus de médiation possible" avec les groupes islamistes.

 

Vidéos :

http://fr.euronews.com/2012/06/30/ansar-dine-s-attaque-aux-lieux-saints-de-tombouctou/

http://fr.euronews.com/2012/07/02/mali-les-islamistes-s-en-prennent-a-une-mosquee-de-tombouctou

http://www.francetv.fr/info/video-au-mali-des-islamistes-detruisent-des-mausolees-classes-au-patrimoine-mondial_113927.html

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3- Pourquoi de telles destructions ?

 

Un putsch perpétré le 22 mars 2012 par l’armée malienne a accéléré la partition du Mali dont les autorités de transition, mises en place après le retrait des putschistes du pouvoir, sont totalement incapables de mettre fin à l'occupation du Nord par Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam), le Mouvement pour l'unicité, le jihad en Afrique deislamistes d'Ansar Dine Gao 29 jn 2012 © AFP-copie-1 l'ouest (Mujao) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) – qui ont chassé de Gao, Kidal (extrême nord-est) et Tombouctou - les trois grandes villes et régions administratives du nord du Mali - les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), leur ex-allié sécessionniste et laïc. En effet les séparatistes touaregs avaient proclamé l'indépendance de la zone, mais les djihadistes s’y sont opposés et veulent poursuivre leur combat pour l'instauration de la "charia" dans tout le Mali. Après d'intenses combats,  les djihadistes, mieux armés ont pris le dessus. Ils ont disposé des mines aux alentours de Gao pour empêcher une contre-offensive du MNLA.

Tout cela se déroule sur fond de trafics de drogues et de déplacements de populations.  Ainsi depuis fin mars, les villes et régions administratives du nord du Mali --Tombouctou, Kidal et Gao-- sont aux mains du Mujao et d'Ansar Dine, deux mouvements soutenus par AQMI et de divers groupes criminels. La collusion entre groupes terroristes, groupes de trafiquants de stupéfiants et mouvements séparatistes au Sahel a été dénoncée à plusieurs reprises par des rapports d'organisations internationales. Islamistes et trafiquants sont alliés et la région est devenue une plaque tournante du trafic de drogue. « Luttes entre rebelles et entre factions d’islamistes, trafiquants de drogue, otages, effondrement de l’armée régulière…Tout ça risque de tourner à l’affrontement général et à la zone de non-droit. On est en train de se créer une sorte de deuxième Afghanistan de proximité », expliquait en avril 2012 à Paris-Match Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE.  

 

 Ansar Dine, qui veut instaurer la « charia » (loi coranique) au Mali estime que les mausolées érigés par les musulmans d'obédience soufiste[4] relèvent d'une idolâtrie bannie par l'islam dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers. Les mausolées, avec des tombes portant des stèles et autres insignes funéraires, sont des sites de recueillement. Les saints sont considérés à Tombouctou comme des protecteurs, ils "représentent ceux que, dans la culture occidentale, on appelle saints patrons", selon un expert malien spécialiste de l'histoire de Tombouctou et originaire de la ville. Le mouvement Ansar Dine se réfère à la ligne la plus dure de l’Islam, celle du hanbalisme[5], qui rejette le culte des saints. Pour Odon Vallet – dans le journal Le Monde - ce courant de pensée iconoclaste qui rejette le culte des images saintes n'est pas propre à l’Islam. Les mausolées de Tombouctou sont des tombeaux d'hommes vénérés pour leur foi et leur érudition qui ont souvent fait beaucoup pour leur lignée et leur communauté. Or, Ansar Dine comme Aqmi  défendent un islam très rigoriste, pour eux, Allah seul est saint et lui seul doit être vénéré. La différence clé avec les Bouddhas de Bâmiyân détruits en 2001, c’est que cette fois, il ne s’agit pas d’une religion étrangère mais de ce qui est considéré comme symboles d’une déviance de l’Islam. Nous voilà bien loin de la notion de tolérance religieuse et des diverses déclarations de l’ONU qui garantissent la liberté religieuse dans le monde.

 

§ Aussi se pose la question souvent répétée : « L’interdiction des représentations  humaines est-elle inscrite dans le Coran ? » 

L'islam est souvent considéré comme iconoclaste, mais le Coran ne dit pas un mot des images. L'interdit se trouve dans les hadith, les propos prêtés au prophète Mahomet. Ainsi, on trouve des représentations humaines dans les châteaux du désert jordanien, lieux de retraites datant de la première génération de l'islam, ainsi que des miniatures persanes qui représentent des visages, y compris celui du prophète. En Afrique du Nord s'est installé un culte des saints hommes, des marabouts, à la mémoire desquels sont érigés des mausolées. Ce type de culte se retrouve aussi au Pakistan et en Inde. Mais pour les intégristes islamistes vénérer un saint c'est porter atteinte à l'unicité de Dieu.

Unesco a Tombouctou © Euronews

§   Les autres religions ont-elles connu des épisodes iconoclastes [6]?

Par contre l'interdiction des images figure dans la Bible et la Torah ("Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la erre", Exode, 20) mais l'application des textes a été incomplète. Dans le Judaïsme on a trouvé des mosaïques avec des représentations humaines et même divines – par exemple le dieu du soleil Helios – dans les angles du fronton de la synagogue de Capharnaüm en Israël. Le christianisme a connu deux crises iconoclastes d’abord aux VIIIe et IXe siècles après J.-C., dans l'Eglise d'Orient. Ensuite au XVIe siècle, pour Odon Vallet, le plus grand des iconoclastes a sans doute été le protestant Jean Calvin qui fit badigeonner à la chaux tous les murs des églises et détruire statues, peintures et vitraux. Dans le bouddhisme les temples zen japonais sont totalement dénudés mais au Tibet il y a des statues innombrables.



Conclusion : Un risque de « somalisation » ?

 

Face au risque de voir la situation virer au chaos au profit de groupes islamistes, la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a joué la carte  de la fermeté dès le début de la crise au nord-Mali mais reste paralysée par les désaccords entre partisans des négociations et adeptes d’une intervention militaire. L'Union africaine a invité début juin le Conseil de sécurité de l'Onu à autoriser une intervention militaire pour rétablir l'ordre dans le Nord, mais les Etats membres ont réclamé des précisions. Le Nigeria, le Niger et le Sénégal se sont dits prêts à fournir l'essentiel de la force de 3.300 hommes qui pourrait y être déployée.

A la violente rigueur imposée par les groupes islamistes aux populations de Gao et de Tombouctou, s'ajoutent des pénuries anciennes qui menacent d'un drame humanitaire imminent. La crise malienne a conduit au déplacement de plus de 330 000 personnes - 154 754 sur le plan interne au Mali et plus de 180 000 dans les pays voisins -, selon l’Organisation internationale de migration (OIM). Les ONG sur place  au Mali craignent  une « évolution à la Somalienne ».

François Hollande en recevant le président du Niger a exprimé  le repositionnement français,  la fin de  la « Françafrique » et de ses interventions.  Un « représentant spécial »  pour le Sahel a été nommé par Laurent Fabius,  Jean Felix-Paganon, ex-ambassadeur d’Egypte qui a déjà fait le voyage à Bamako pour des entretiens avec le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra pour expliquer que la France refuserait de soutenir des « revendications indépendantistes » au Mali.

 

Ainsi, les profanations et destructions de Tombouctou par les nouveaux maîtres de la ville démontrent le sort fragile d'œuvres  appartenant au patrimoine mondial, comme celui des Bouddhas de Bâmyân en Afghanistan, détruits en mars 2001 par les talibans. En Afrique de l'est, les islamistes somaliens Shebab ont détruit de nombreux mausolées de mystiques soufis dont la mémoire était vénérée par les populations locales.

 

Sitographie :

 

http://whc.unesco.org/fr/list/119/

http://sjd.seneweb.com/news/Afrique/mali-tombouctou-sous-le-choc-apres-la-profanation-d-un-mausolee-par-aqmi_n_66050.html

http://whc.unesco.org/fr/actualites/865

http://whc.unesco.org/fr/actualites/872

http://whc.unesco.org/fr/actualites/901

http://french.cri.cn/621/2012/07/02/483s286688.htm

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h7wp89k0-jlNERILssEOC1dkl71g?docId=CNG.2e9cb6e96a8dbdd853cf8b079b08c21f.3e1

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Peril-islamiste-sur-le-patrimoine-de-Tombouctou-_3637-2092987_actu.Htm

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/07/03/mali-pour-les-integristes-venerer-un-saint-c-est-porter-atteinte-a-l-unicite-de-dieu_1728525_3212.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20120704-[titres]

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/mali-les-islamistes-poursuivent-la-destruction-de-mausolees-a-tombouctou-01-07-2012-2072962.php

http://www.liberation.fr/depeches/2012/07/01/nord-du-mali-des-islamistes-detruisent-des-mausolees-de-saints-a-tombouctou_830281

http://www.liberation.fr/depeches/2012/07/03/mali-les-islamistes-poursuivent-les-destructions-a-tombouctou-et-posent-des-mines-autour-de-gao_830763

http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2012/07/01/Mali-des-islamistes-detruisent-des-mausolees-a-Tombouctou#

http://www.leprogres.fr/actualite/2012/06/30/furie-destructrice-dans-la-ville-mythique-de-tombouctou-au-mali

http://french.cri.cn/621/2012/07/02/483s286688.htm

http://www.leparisien.fr/informations/mali-les-mausolees-protecteurs-de-saints-musulmans-a-tombouctou-30-06-2012-2072320.php

http://www.challenges.fr/monde/20120630.REU0150/des-islamistes-detruisent-des-mausolees-de-tombouctou.html

http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?breve11798http://www.marianne2.fr/Le-Mali-l-autre-Somalie_a220169.html

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http://www.liberation.fr/depeches/2012/07/01/nord-du-mali-des-islamistes-detruisent-des-mausolees-de-saints-a-tombouctou_830281

http://www.marianne2.fr/Le-Mali-l-autre-Somalie_a220169.html

 

 

  

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